Accompagnement de parcours d’artistes

Aujourd’hui, la production d’œuvres en France repose notamment sur les réseaux structurés de la danse, tels que les Centres Chorégraphiques Nationaux et les Centres de Développement Chorégraphique Nationaux, lieux engagés pour le soutien des artistes et de la création. La Manufacture, à travers divers soutiens financiers, fait un bout de chemin avec chorégraphes et danseur.euse.s. Ses manières d’accompagner sont plurielles et dépendent des projets envisagés par les artistes. Chaque saison nous soutenons plus d’une quinzaine d’artistes en production et en diffusion.
Les artistes soutenu.e.s cette saison par La Manufacture CDCN sont :

Cette jeune chorégraphe italienne à la carrière d’interprète riche est soutenue par le CDCN de manière appuyée et construite sur un temps long, avec une présence artistique affirmée sur le territoire en lien avec les publics et avec la communauté artistique. L’intérêt que suscite le travail de Claudia réside à la fois dans sa manière d’appréhender les corps et leurs consistances et dans sa façon de modeler les corps avec le plateau comme espace de référence. Elle compose de façon à ce que chaque chose soit lisible dans un ensemble. Sa recherche sur la matière crée le geste. Mais rien de conceptuel ou de contemplatif, le travail de Claudia est charnel et profond et se construit au travers d’une ample carrière de danseuse. Formée à l’Académie des Beaux- Arts de Florence, Claudia Catarzi a fait sa vie d’interprète un peu en Italie et beaucoup à l’étranger. Son éventail de possibles est ouvert à 180 degrés, allant du travail d’improvisation avec le post moderne Julyen Hamilton, au délicat et facétieux travail de composition/décomposition d’Ambra Senatore, à la danse qui emporte les corps de Sasha Waltz, en passant par la fulgurance de la Batsheva et aux savoureux mélanges de genres de Constanza Macras.

En 2018-19, en collaboration avec la Manufacture CDCN , elle créé Posare il tempo au Glob Théâtre à Bordeaux dans le cadre du FAB, les 19 et 20 octobre 2018 et interprète le samedi 18 mai 2019 son solo fondateur 40 000 cm2 ainsi qu’une création in situ – avec des artistes invités à Malagar en partenariat avec le Centre François Mauriac à Saint- Maixant. Elle donne aussi des Masterclass, work in progress, ateliers dans des lycées et à l’université et autres formats d’invitation aux publics.

En 2019-20, Claudia Catarzi participe au lancement du projet du CDCN à la Chapelle Saint-Vincent à La Rochelle avec 40.000 cm2 le 2 octobre 2020. Elle donne une masterclass et des ateliers à des professionnels et à des amateurs, et crée avec un groupe de 20 jeunes de la Mission Local Sud-Gironde une forme artistique, Cour d’honneur, qui sera présentée la même soirée qu’Il tuffo (performance de et avec Claudia Catarzi et une distribution en cours) le 5 juin,  au Château de Villandraut.

La Tierce est une association d’artistes chorégraphiques portée par Sonia Garcia, Séverine Lefèvre et Charles Pietri. Implantée à Bordeaux depuis 2014, ces trois artistes développent un travail questionnant l’écriture du mouvement, envisagée comme support au déploiement de nouveaux espaces sensibles. Attachés à faire exister l’espace entre, ils travaillent le geste dansé par le vide, par les creux des corps, intimes, convoquant une poésie de la simplicité.
En 2017, La Tierce et le CDCN entame un compagnonnage sur trois ans. Ce compagnonnage consiste en un accompagnement humain et financier afin de conforter le projet de ces artistes.
Au-delà de son activité de création et de performance, la Tierce se questionne sur la place du spectateur et sur sa possible “émancipation” par le regard et une expérience sensible. Depuis 2015, elle a conceptualisé les PRAXIS, soirées d’expérimentations auxquelles sont invités des artistes de différentes disciplines. Ces soirées sont dédiées à la recherche, à l’inachevé, à la tentative et au dialogue entre la communauté artistique et le public.

En 2018-19, en collaboration avec la Manufacture, ils créent D’après nature au TnBA à Bordeaux dans le cadre du FAB, les 19 et 20 décembre 2018 et proposent des PRAXIS (format de recherche artistique) en 2018 et avril 2919. Ils donnent aussi des Masterclass, week-end dance, ateliers dans des lycées et à l’université et autres formats d’invitation aux publics.
En 2019-20, ils sont accueillis fin septembre 2019 pour une résidence de création de 22 actions – faire poème (titre provisoire) sur le plateau de la manufacture de chaussures, et invitent le public à une sortie de résidence en partenariat avec le CREAC de Bègles le 3 octobre à 18h30. Ils proposent également deux PRAXIS à la manufacture de chaussures et à la chapelle St-Vincent. Masterclass et atelier seront également au programme.

Cet artiste/pédagogue débute sa formation dans la pédagogie du sport (Licence STAPS). Il se forme à l’école d’Essen en Allemagne dirigée par Pina Bausch, auprès de Dominique Mercy et de Malou Airaudo. Il débute son parcours professionnel en 2003 avec les chorégraphes Toméo Vergès, Pierre-Johan Suc et Magali Pobel (Cie Androphyne) et Laurent Falgueiras. Depuis 2012, il danse pour Ambra Senatore.

Parallèlement à son expérience d’interprète et riche d’une scolarité au contact de la pédagogie Montessori, il se plait à intervenir auprès d’enfants et adolescents, et de divers publics souvent éloignés de la culture. C’est d’ailleurs les rencontres qu’il a faites dans ces espaces d’échanges et de transmission que son envie de créer pour le jeune public s’est bâtie. En 2015, il crée la pièce Tiondeposicom qui sera accueillie consécutivement sur trois éditions du festival POUCE ! MA compagnie, créée en 2018, est hébergée à la Manufacture CDCN.

En 2018-19, en collaboration avec la Manufacture CDCN et L’échangeur – CDCN – Hauts-de-France, il crée La serpillière de Monsieur Mutt. Cette pièce “tout terrain” pour de jeunes enfants a été expérimentée avec plusieurs classes de maternelle. Elle a été créée dans le festival KIDANSE en mars 2019.

En 2019-20, La serpillière de Monsieur Mutt sera accueillie pour 12 représentations dans le cadre de POUCE ! 2020, à la chapelle de La Rochelle, l’Arsenal à Château d’Oléron, la M270 à Floirac et à l’Espace Simone Signoret à Cenon. Comme à son habitude, il prendra plaisir à partager des ateliers de pratique de la danse avec plusieurs classes ainsi qu’un atelier parent-enfant.

Après avoir fait à Barcelone, une formation multidisciplinaire mêlant la danse, le théâtre et le chant, Aina Alegre intègre en 2007 le CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh. Elle pense la création chorégraphique comme un terrain pour réinventer le corps, pour le « fictionnaliser », au sein d’une structure qu’elle a créée en 2014 et qui se nomme STUDIO FICTIF. Elle s’intéresse à des cultures du corps et à des pratiques corporelles très différentes, entendues comme autant de constructions, de représentations sociales et historiques, ce, afin de les questionner et de les traduire en une expérience physique et leur donner une perspective chorégraphique. Elle articule ainsi différents objets chorégraphiques construits à partir de différents médias : des pièces pour le plateau, des performances, des vidéos.
Parallèlement, depuis 2010, elle collabore en tant qu’interprète, avec d’autres chorégraphes et metteurs en scène : Vincent Thomasset, Gillaume Vincent, Herman Diephuis, Lorenzo di Angelis, Betty Tchomanga, Fabrice Lambert, Enora Rivière, David Wampach, Vincent Ma- caigne, Nasser Martin- Gousset, Jean Anouilh, Isabelle Catalan, Raphael Hôlt et Katalin Patkai.

En juillet 2018, Aina Alegre crée La nuit nos autres grâce, en autres, au soutien en production et en diffusion des Centres de Développement Chorégraphique Nationaux.

En 2019-20, La nuit nos autres est programmée à la manufacture de chaussures le 29 janvier. Aina Alegre dispense également une masterclass, ainsi que plusieurs ateliers de pratique de la danse.

Dans les années 80, Hamid Ben Mahi découvre la danse hip hop qu’il commence à pratiquer en autodidacte. Après des études au Conservatoire de Bordeaux, sa curiosité à s’ouvrir sur d’autres techniques, sa nécessité à constamment aller vers l’autre, ses multiples rencontres et collaborations artistiques, son ouverture permanente sur le monde et sur toutes les danses, l’amènent à écrire une nouvelle gestuelle hip hop contemporaine.
Ses rencontres avec des chorégraphes de renom, tels que Philipe Decouflé et Jean François Duroure, lui apportent confiance et détermination dans sa recherche chorégraphique. Lauréat d’une bourse du Ministère de la Culture et de la Communication ainsi que de la bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, il intègre l’École Supérieure de Danse de Cannes Rosella Higthower et celle d’Alvin Ailey à New-York.

En 2019, le CDCN coproduit la création Yellel d’Hamid Ben Mahi.

En 2019-20, la Manufacture CDCN coréalise deux représentations de Yellel, les 4 et 5 février, au Carré à Saint-Médard-en-Jalles et accueille une résidence de la prochaine création d’Hamid Ben Mahi, avec Michel Schweizer, Chronic(s) II, à la chapelle Saint Vincent à La Rochelle. Une sortie de résidence aura lieu le 10 janvier. Il donnera également une masterclass et participera au G-SIC avec un groupe de jeunes.

C’est en considérant que seule l’altérité offre la possibilité d’aller vers l’inconnu et de se dépasser, que Julie Coutant et Eric Fessenmeyer fondent leur recherche et invitent leurs collaborateurs artistiques : danseurs, musiciens, techniciens, à converger au plateau pour faire naître une sensibilité inattendue. Car au-delà de la rencontre, il s’agit, pour ces chorégraphes, de creuser au plus profond de l’être, là où se révèle l’Homme au plus proche de sa vérité et de sa poésie parfois insoupçonnée.
Julie Coutant et Eric Fessenmeyer s’attèlent à creuser leurs singularités afin de toujours rester pour l’autre un “ailleurs”. La complémentarité du binôme trouve son fondement dans des parcours individuels d’interprètes et de formation très différents, deux approches distinctes du corps et du mouvement. Ce sont des chorégraphes de l’engagement fluide et organique des corps.
En 2018, le CDCN a soutenu en production la création Opale de La Cavale.

En 2019-20, Opale est accueillie au Pôle culturel évasion en coréalisation avec le CDCN, le 18 mars.

Durant les années 80, Johanna Etcheverry suit une formation en danse contemporaine à Paris, auprès de divers professeurs : Peter Goss, Ruth Barnes (technique Cunningham…). Elle participe ensuite, à Besançon, au groupe de recherche chorégraphique dirigé par le chorégraphe japonais Hideyuki Yano et le dramaturge Jean-Luc Lagarce. Puis elle se forme aux techniques d’improvisation. Elle est aussi interprète pour diverses compagnies et collabore depuis plus de 20 ans Mizel Théret. Ils travaillent actuellement ensemble au sein de la compagnie Traversée.

En 2018, la Manufacture CDCN a choisi de soutenir Johanna Etcheverry en production aux côtés du CCN – Malandain Ballet Biarritz pour son projet de création Paisaia sumatuak / Paysages entrouverts.

En 2019-20, dans la suite de cet accompagnement, Paisaia sumatuak / Paysages entrouverts Johanna Etcheverry en collaboration avec Mizel Théret sera programmée à la manufacture de chaussures le 12 mars.

En 2007, Naomi Mutoh et Laurent Paris/spina, suite à leur rencontre dans la compagnie Ariadone (Carlotta Ikeda) et après avoir fait une première expérience de confrontation du butô et des musiques amplifiées, avec Togué, créent la compagnie Medulla. Naomi Mutoh originaire du japon appartient à la génération de ces nouveaux danseurs contemporains qui, nourris par la danse butô, tentent de créer un lien entre traditions et modernité. Après une carrière internationale, elle s’installe en France où elle est interprète pour Carlotta Ikeda depuis 1997. Laurent Paris, créé en 1991 Spina à la suite de Spina Bifida (1983-1988), et tente d’opérer une synthèse créative et innovante entre, d’une part, l’image et le son et, d’autre part, l’homme et la machine.

Leur première pièce, Radix (2007) entend créer une sorte d’hybride «butô -rock», pour actualiser les énergies communes de ces deux mouvements artistiques autour des divers couples de dualités : amplification/simplification, provocation/fermentation, saturation/révélation et exhibition/occultation.  Avec Persistance (2012) le couple d’artistes aborde des expériences surréalistes sur la métamorphose de notre perception du temps, comme la rencontre des fantômes du passé et des fantômes du futur dans le réel présent. Ils créent leur dernière pièce, Le grand luminaire en 2016. Le CDCN a accompagné toutes les créations de Medulla.

En 2019, le CDCN soutient en production la création Ama – les pêcheuses de perle.

En 2019-20, Ama – les pêcheuses de perle est accueillie à la manufacture de chaussures, les 16 et 17 janvier et au Glob Théâtre du 12 au 15 mai, en partenariat de diffusion et d’action, avec le Glob Théâtre et l’iddac.

Chorégraphe de la compagnie Arrangement Provisoire, elle s’est formée à la danse contemporaine au CNSMD de Lyon. Elle travaille, ou a travaillé, comme interprète avec Johanne Saunier, Yuval Pick, Noé Soulieret Vincent Weber et développe son propre travail de création depuis 2009. 
Elle travaille également sur des projets en collaboration avec Ana Hervier, Marie-Lise Naud, Simone Truong, Adina Sécrétan, Elpida Orfanidou et Eilit Maarom ou encore Vania Vaneau. Licenciée de philosophie (Université de Toulouse), elle participe à la création du LIEUES à Lyon. Elle cofonde également la revue Rodéo avec un collectif d’artistes, et développe un travail de graphisme en collaboration avec Sandra Pasini pour les éditions Trente-trois morceaux. Elle écrit une danse qui échappe à la profusion spectaculaire et de développe une forme d’acuité perceptive chez le spectateur en composant différents degrés d’empathie avec le public.

En 2018, le CDCN soutient en coproduction la création en cours Notte d’Anna Massoni.

En 2019-20, Anna Massoni est accueillie en résidence de création à la manufacture de chaussures. Notte sera créée le 6 décembre. Elle donnera une masterclass et des ateliers à des professionnels et à des amateurs.

Éloïse Deschemin est une artiste surprenante. Diplômée du CNSMD de Lyon et passionnée d’histoire de l’art. Elle intègre les cursus dirigés par Hervé Robbe à l’Abbaye de Royaumont Prototype I en 2013 et Dialogues en 2017. Elle imagine depuis 2013, au sein de son Entreprise Artistique de Libres Performers (EALP), des projets mêlant voix, corps et univers plastique. En 2013, Stand Buy Me est le premier volet d’une recherche autour de la (re)présentation qu’elle finalise en 2015 en créant le solo accompagné Étude de cas : Eloïse D. (ma vie minuscule). Ce n’est pas tant la représentation qui l’intéresse mais le chemin qui y conduit. Fluxus Distraction en 2016 c’est cette histoire de mix. Une sorte de DADA fabrique où se pose la question d’un art du vivant, de l’acte artistique et non du résultat.

2019-20, Éloïse Deschemin bénéficie d’un accueil-studio de la Manufacture CDCN. Elle sera accueillie à la chapelle Saint Vincent lors de deux semaines de résidence pour travailler sa création Hommage au mètre (partie du projet Routines). Un Preview (dernier regard avant création) permettra au public de découvrir cette étape de finalisation, le 28 janvier à 19h.

Le travail de Gaëlle Bourges témoigne d’une inclination prononcée pour les références à l’histoire de l’art, et d’un rapport critique à l’histoire des représentations : elle signe, entre autres, le triptyque Vider Vénus (une digression sur les nus féminins dans la peinture occidentale) ; A mon seul désir (sur la figure de la virginité dans la tapisserie de « La Dame à la licorne ») ; Lascaux, puis Revoir Lascaux (sa version tous publics) sur la découverte de la grotte éponyme ; Conjurer la peur, d’après la fresque du « bon et du mauvais gouvernement », peinte par Ambrogio Lorenzetti dans le palais public de Sienne ; Le bain, pièce tous publics à partir de deux scènes de bain beaucoup traitées dans la peinture (Suzanne et Diane au bain) ; et récemment Ce que tu vois, d’après la tenture de l’Apocalypse d’Angers. Elle est par ailleurs diplômée de l’université Paris 8 – mention danse ; en « Éducation somatique par le mouvement » – École de Body-Mind Centering ; et intervient sur des questions théoriques en danse de façon ponctuelle. Gaëlle Bourges est la nouvelle artiste associée de L’échangeur – CDCN Hauts-de-France à Château-Thierry. La Manufacture CDCN a accueilli à plusieurs reprises les pièces de Gaëlle Bourges : A mon seul désir, Revoir Lascaux, Conjurer la peur. Le CDCN reçoit également en 2020, Le bain, dans le cadre de POUCE ! festival de danse jeune public qu’elle initie.

En juin 2019, Gaëlle Bourges a été choisie, avec le chorégraphe belge Jan Martens, par le réseau de La danse en grande forme (constitué de 12 CDCN et CCN), pour bénéficier d’un apport en production et d’une diffusion amplifiée de sa prochaine création, OVTR (On Va Tout Rendre).

En 2020-21, vous pourrez découvrir la nouvelle création OVTR (On Va Tout Rendre) de Gaëlle Bourge dans la programmation de la Manufacture CDCN.

Chorégraphe belge, il a étudié à l’Académie de danse Fontys à Tilburg aux Pays-Bas et a achevé sa formation de danse en 2006 au Conservatoire royal d’Anvers (École supérieure Artesis). Depuis 2010, il crée une œuvre chorégraphique pléthorique. Il a plus d’une dizaine de pièces à son actif. Jan Martens se nourrit de la conviction que chaque corps est en mesure de communiquer et a quelque chose à raconter. La communication directe se traduit par une forme transparente. Son œuvre est comme une retraite où la notion du temps redevient tangible et qui offre de la latitude à l’observation, l’émotion et la réflexion. Pour atteindre cet objectif, il ne conçoit pas tant son propre vocabulaire gestuel, mais travaille et réutilise des idiolectes (usage particulier d’une langue qu’a une personne) existants dans un contexte différent afin de permettre à de nouvelles idées d’émerger. Jan Martens a remporté le prix Prins Bernard du Fonds culturel néerlandais du Nord-Brabant en 2014 et le prestigieux prix Charlotte Köhler en 2015. Il est « associé créatif » à de Singel – Campus international des Arts de 2017 à 2012 et artiste associé au Gymnase CDCN Roubaix I Hauts-de-France.

En juin 2019, Jan Martens a été choisi, avec la chorégraphe Gaëlle Bourges, par le réseau de La danse en grande forme (constitué de 12 CDCN et CCN), pour bénéficier d’un apport en production et d’une diffusion amplifiée de sa prochaine création.

En 2020-21, vous pourrez découvrir cette nouvelle création de Jan Martens dans la programmation de la Manufacture CDCN.

Nach rencontre le Krump à l’âge de 22 ans devant l’Opéra de Lyon après avoir vu Rize le film documentaire de David Lachapelle consacré à cette danse urbaine. La rue est sa première école. Elle forge ensuite sa danse au fil de rencontres, avec Heddy Maalem en 2012, qui détermine son désir de développer le Krump au contact d’autres pratiques, avec Bintou Dembélé, avec Marcel Bozonnet, avec des arts traditionnels comme le Kathakali et le flamenco. Ses références se trouvent aussi du côté de la photographie (Antoine d’Agata, Francesca Woodman…), la poésie (Sony Labou Tansi…), des arts audiovisuels, du cinéma d’essai et des musiques expérimentales. Elle crée son premier solo Cellule en décembre 2017, puis devient artiste résidente à la Villa Kujoyama à Kyoto en 2018 (juillet-décembre). Elle prépare actuellement sa prochaine à venir en octobre 2019 à L’Échangeur CDCN (Château-Thierry) et travaille sur un projet de vidéo-danse Instantané de désir.
Nach est artiste compagnonne du Centre Chorégraphique national de La Rochelle / Cie Accrorap – Direction Kader Attou. AprèElle est également soutenue par le CDCN Atelier de Paris au titre du Fonds FoRTE.

En 2019-20, dans le cadre d’une coopération entre la Manufacture CDCN avec le CCN de La Rochelle / Cie Accrorap, pour donner une visibilité accrue à une artiste, Nach est accueillie en mars par le CDCN, à la fois à la chapelle Saint Vincent de La Rochelle pour une rencontre/performance, Nulle part est un endroit, et à la manufacture de chaussures pour la représentation de sa nouvelle création Beloved Shadows. Vous pouvez également la retrouver dans la programmation du CCN de La Rochelle.

Après un parcours d’interprète aux côtés de Régine Chopinot, Jean-Claude Gallotta, Robert Seyfried et Tomeo Vergés, Samuel Mathieu fonde sa compagnie en 2001. Souvent interprète dans ses propres pièces, pour lui « L’écriture des partitions chorégraphique et musicale devrait générer non seulement un entremêlement des disciplines et de leurs processus, mais aussi une rencontre déterminante en vue d’un objet commun qui exploserait le code et ferait place au corps… ». Dans la continuité de son écriture, autour de l’engagement du corps, la pluridisciplinarité a toute sa place. Samuel Mathieu a fondé, en 2009, le NeufNeuf festival (manifestation autour de la danse contemporains) à Toulouse et dans ses environs.

EN 2019, Samuel Mathieu est accompagné en production pour sa prochaine création Frau Trofféa, par le CCN – Malandain Ballet Biarritz.

En 2019-20, dans le cadre d’une coopération entre la Manufacture CDCN avec le CCN de Biarritz (ces deux labels pour la danse en se réunissant ont pour enjeu de donner une visibilité accrue à cet artiste), Frau Trofféa est programmée à la manufacture de chaussures le 24 mars lors d’une soirée partagée avec Nach.

Formée à la danse classique, elle découvre les techniques contemporaines au conservatoire de Poitiers. Elle étudie l’Histoire de la représentation du corps à l’Université d’Histoires des Arts et Archéologie et poursuit sa formation aux Rencontres Internationales de Danse Contemporaine, elle y obtient son Diplôme d’État. En 2010, elle fonde la compagnie METAtarses avec Vincent Cespedes, compositeur et philosophe, Geoffrey Crespel, scénographe et Pauline Falourd, créatrice lumière. Elle participe à la formation de la Fondation Royaumont, Prototype II, « La présence vocale dans la partition chorégraphique » sous la direction d’Hervé Robbe. C’est à Royaumont que débutent ses recherches et explorations à partir et autour du bâillement, A bouche que veux-tu. Elle est invitée à Dialogues I par la Fondation Royaumont.

En 2019-20, elle est accueillie par le CDCN à la chapelle Saint-Vincent pour une résidence de travail autour de sa création Parachute. Un premier regard sur Parachute invite le public à découvrir ce travail en cours le 23 janvier.

Soutien à l’émergence théâtrale et pluridisciplinaire

Ce programme a pour ambition de soutenir l’émergence et les nouvelles écritures théâtrales et pluridisciplinaires. Les artistes émergent.e.s et la jeune création sont en recherche à la fois d’espaces de travail, de moyens de production et de reconnaissance. Souvent ces équipes recourent à des modèles économiques qui relèvent de l’autoproduction. La Manufacture CDCN se fédère avec certains partenaires pour créer un écosystème plus favorable pour la production et la diffusion de certains artistes issu.e.s de son territoire d’implantation.

Les artistes soutenu.e.s cette saison par La Manufacture CDCN sont :

Après une formation au Conservatoire National de Région de Bordeaux, Laura Bazalgette intègre l’Ecole Florent. Elle réalise par la suite de nombreux assistanats : auprès de Frédéric Maragnani et la compagnie Travaux Publics (Plage, Baroufs) et auprès de Christophe Huysman pour le spectacle L’Orchestre perdu, diffusé au Phénix- Scène Nationale de Valenciennes, au Grand R – Scène Nationale de la Roche-sur-Yon et, au Vivat – Scène conventionnée d’Armentières. En 2012 elle crée la compagnie FOND VERT afin de concevoir et mettre en scène ses propres créations dont les influences multiples sont puisées dans les art-plastiques, le cinéma, la littérature. Son travail se manifeste à travers la mise en scène, la vidéo, l’installation.

En 2018-19, Laura Bazalgette bénéficie d’un soutien long du CDCN pour sa création en cours, Je suis Lars Hertervig et je sais peindre qui se traduit cette saison-là par apport en production et par un accueil en résidence à la manufacture de chaussures.

En 2019-20, elle sera encore accueillie en résidence. Une sortie de résidence ouverte aux professionnels aura lieu le 8 octobre. La création Je suis Lars Hertervig et je sais peindre sera ensuite programmée à la manufacture de chaussures pour deux représentations, les 12 et 13 décembre.

Il est auteur, metteur en scène et guitariste. Après des études de philosophie et de théâtre à Bordeaux, il commence son parcours artistique par la poésie et la musique. Il collabore, entre autres, avec Michel Schweizer en tant qu’assistant pour la création King (2000-2002), Régine Chopinot pour laquelle il compose et interprète en tant que guitariste Giap ThanGarage (2005-2008) et Jean-Michel Bruyère qu’il assiste sur la dramaturgie de l’opéra Une situation Huey P (2012). Newton. En 2014, il crée le premier opus d’Oratorio Vigilant Animal (OVA), combinant écriture romanesque, musique et performance avec Rebecca Chaillon. L’année suivant, il mène un projet en Serbie avec les jeunes de la ville de Niš, intitulé Ceux qui marchent – Itinérance de la jeunesse dans la ville. Résidence d’écriture in situ, réalisation d’une pièce de théâtre multimedia sur la vie d’un groupe de jeunes serbes. La création a eu lieu en septembre 2015 dans le festival Urban Fest 11en Serbie et au 33e Festival des Francophonies en France.

En 2018-19, le CDCN soutient Gianni Grégory Fornet en programmant sa création 2018, Par tes yeux, en collaboration avec l’Espace culturel du Bois Fleuri à Lormont, en partenariat avec le FAB et l’OARA.

En 2019-20, Par tes yeux est à nouveau programmée à la manufacture de chaussures. Le CDCN soutient également coproducteur d’Opus 3, 3ème volet de OVA de Gianni Grégory Fornet. Le collectif d’artistes réuni par Gianni Grégory Fornet est également accueilli en résidence. Une sortie de résidence, ouverte aux professionnels, aura lieu le 15 mai.

Elle est fondée en 2013 sous la direction artistique de Matthieu Luro. L’univers de cette jeune compagnie bordelaise est sombre et cruel, empli d’humour noir et de cynisme profond. Ils visitent de manière obsessionnelle les thématiques de notre rapport à la ville, à la société, au monde et à l’Autre.

En 2017-18, la compagnie a été soutenu par le CDCN en coproduction. Après un accueil en résidence de deux semaines, la compagnie des figures a pu bénéficier en mars 2018, de 3 représentations de Fassbinder (funérailles), sur le plateau de la manufacture de chaussures.

En 2019-20, la Manufacture CDCN s’engage auprès de ces jeunes artistes et les soutient à travers une résidence de recherche autour de leur future création, Jeanne et Gilles (titre provisoire). Le CDCN invite une chorégraphe dont le nom sera bientôt divulgué… à travailler avec eux sur le rapport esthétique entre une période historique datée, la réalité dans laquelle nous vivons, et les jeux de pouvoir qui s’y recomposent.

Avant d’entrer à l’École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine (EstBA), Yacine passe un Diplôme d’Études Universitaires Scientifiques et Techniques arts du spectacle à l’Université de Besançon. Il multiplie les expériences d’interprète. Une fois admis à l’EstBA, il crée sa Carte Blanche, Lettre de Baudelaire à sa mère. Il forme le Groupe Apache en 2013 avec ses camarades de promotion et met en scène le Projet Molière, un spectacle inspiré du Misanthrope, de Dom Juan et de Tartuffe de Molière. Il joue actuellement dans la dernière création de Catherine Marnas, La nostalgie du futur (2018).

En 2018, Yacine Sif el Islam a été soutenu par la Manufacture CDCN en résidence de recherche.

En 2019-20, il bénéficiera à nouveau d’un accueil pour un ultime temps de travail, à la manufacture de chaussures, avant la programmation de sa performance The way you see me, les 18 et 19 octobre au TnBA dans le cadre du FAB.