Aide à la création en danse

Aujourd’hui, la production d’œuvres en France repose notamment sur les réseaux structurés de la danse, tels que les Centres Chorégraphiques Nationaux et les Centres de Développement Chorégraphique Nationaux, lieux engagés pour le soutien des artistes et de la création. La Manufacture, à travers divers soutiens financiers, ( Accueil-Studio, coproduction, résidences, recherche, etc. ) fait un bout de chemin avec chorégraphes et danseur.euse.s. Ses manières d’accompagner sont plurielles et dépendent des projets envisagés par les artistes. Chaque saison nous soutenons plus d’une quinzaine d’artistes en production et en diffusion.
Les artistes soutenu.e.s cette saison par La Manufacture CDCN sont :

Magnétique dans Disparue, le premier solo qu’elle s’est taillée sur mesure et qu’elle a joué à la Manufacture déjà à deux reprises, la chorégraphe et interprète chilienne hypnotise le public.

Ses collaborations artistiques, en premier lieu avec Volmir Cordeiro à leur sortie de la formation « essais » au CNDC d’Angers sous la direction d’Emmanuelle Huynh, ainsi qu’avec Annamaria Ajmone, Mylène Benoît, Dominique Brun, Faustin Linyekula, Julie Nioche, Mickaël Phelippeau et Ana Rita Teodoro, la conduisent sur des voies subversives et éclectiques. Férue d’Histoire et d’Esthétique, elle réalise un parcours universitaire à Trento (en Italie) et à Paris qui vivifie sa pensée artistique. Inscrite dans son temps, elle est à la fois engagée dans de la communauté artistique et attentive à la chose politique. Captivée par la puissance de l’activisme par l’art, elle s’intéresse aujourd’hui aux espaces de protestation comme lieux de production de gestes artistiques.
C’est sa faculté en tant que femme et artiste à être à la fois ici pleinement et ailleurs instinctivement – sa part attractive, combative et communicative – qui transporte l’équipe de la Manufacture, et suscite le désir de collaborer quelques temps ensemble pour réfléchir et construire un art, son art, au cœur d’un monde en crise.

Ses créations :  En 2015, Époque co-signée avec Volmir Cordeiro  – En 2016 Disparue – En 2017, Mash co-signée avec Annamaria Ajmone – En 2020, Quietos

VOIR Marcela Santander Corvalán dans les pièces
– Trottoir de Volmir Cordeiro [danse] ven. i 9 octobre 2020 – à la manufacture de chaussures à Bordeaux dans le cadre du FAB
– Époque de Marcela Santander Corvalan & Volmir Cordeiro [danse] mer. 20 janvier 2021 – à la manufacture de chaussures à Bordeaux dans le cadre de Trente/Trente

Faire avec Marcela Santander Corvalán à La Manufacture CDCN ou chez ses partenaires
– Masterclass
18 janv 2021 à la manufacture de chaussures à Bordeaux
Weekend dance 16 et 17 janvier 2021 à la manufacture de chaussures à Bordeaux
– Conférence sur l’écoute (en cours)
– Exposition au FRAC (en cours)

Rencontre avec le public
– jeudi 21 janvier 11h-12h30 à la manufacture de chaussures à Bordeaux
– jeu 25 mars 18h30 à la chapelle St-Vincent à La Rochelle

Cette jeune chorégraphe italienne à la carrière d’interprète riche est soutenue par le CDCN de manière appuyée et construite sur un temps long, avec une présence artistique affirmée sur le territoire en lien avec les publics et avec la communauté artistique. L’intérêt que suscite le travail de Claudia réside à la fois dans sa manière d’appréhender les corps et leurs consistances et dans sa façon de modeler les corps avec le plateau comme espace de référence. Elle compose de façon à ce que chaque chose soit lisible dans un ensemble. Sa recherche sur la matière crée le geste. Mais rien de conceptuel ou de contemplatif, le travail de Claudia est charnel et profond et se construit au travers d’une ample carrière de danseuse. Formée à l’Académie des Beaux- Arts de Florence, Claudia Catarzi a fait sa vie d’interprète un peu en Italie et beaucoup à l’étranger. Son éventail de possibles est ouvert à 180 degrés, allant du travail d’improvisation avec le post moderne Julyen Hamilton, au délicat et facétieux travail de composition/décomposition d’Ambra Senatore, à la danse qui emporte les corps de Sasha Waltz, en passant par la fulgurance de la Batsheva et aux savoureux mélanges de genres de Constanza Macras.

En 2018-19, en collaboration avec la Manufacture CDCN , elle créé Posare il tempo au Glob Théâtre à Bordeaux dans le cadre du FAB, les 19 et 20 octobre 2018 et interprète le samedi 18 mai 2019 son solo fondateur 40 000 cm2 ainsi qu’une création in situ – avec des artistes invités à Malagar en partenariat avec le Centre François Mauriac à Saint- Maixant. Elle donne aussi des Masterclass, work in progress, ateliers dans des lycées et à l’université et autres formats d’invitation aux publics.

En 2019-20, Claudia Catarzi participe au lancement du projet du CDCN à la Chapelle Saint-Vincent à La Rochelle avec 40.000 cm2 le 2 octobre 2020. Elle donne une masterclass et des ateliers à des professionnels et à des amateurs, et crée avec un groupe de 20 jeunes de la Mission Local Sud-Gironde une forme artistique, Cour d’honneur, qui sera présentée la même soirée qu’Il tuffo (performance de et avec Claudia Catarzi et une distribution en cours) le 5 juin,  au Château de Villandraut.

La Tierce est une association d’artistes chorégraphiques portée par Sonia Garcia, Séverine Lefèvre et Charles Pietri. Implantée à Bordeaux depuis 2014, ces trois artistes développent un travail questionnant l’écriture du mouvement, envisagée comme support au déploiement de nouveaux espaces sensibles. Attachés à faire exister l’espace entre, ils travaillent le geste dansé par le vide, par les creux des corps, intimes, convoquant une poésie de la simplicité.
En 2017, La Tierce et le CDCN entame un compagnonnage sur trois ans. Ce compagnonnage consiste en un accompagnement humain et financier afin de conforter le projet de ces artistes.
Au-delà de son activité de création et de performance, la Tierce se questionne sur la place du spectateur et sur sa possible “émancipation” par le regard et une expérience sensible. Depuis 2015, elle a conceptualisé les PRAXIS, soirées d’expérimentations auxquelles sont invités des artistes de différentes disciplines. Ces soirées sont dédiées à la recherche, à l’inachevé, à la tentative et au dialogue entre la communauté artistique et le public.

En 2018-19, en collaboration avec la Manufacture, ils créent D’après nature au TnBA à Bordeaux dans le cadre du FAB, les 19 et 20 décembre 2018 et proposent des PRAXIS (format de recherche artistique) en 2018 et avril 2919. Ils donnent aussi des Masterclass, week-end dance, ateliers dans des lycées et à l’université et autres formats d’invitation aux publics.
En 2019-20, ils sont accueillis fin septembre 2019 pour un Accueil-Studio, pour le travail de création de 22 actions – faire poème (titre provisoire) sur le plateau de la manufacture de chaussures, et invitent le public à une sortie de résidence en partenariat avec le CREAC de Bègles le 3 octobre à 18h30. Ils proposent également deux PRAXIS à la manufacture de chaussures et à la chapelle St-Vincent. Masterclass et atelier seront également au programme.

Cet artiste/pédagogue débute sa formation dans la pédagogie du sport (Licence STAPS). Il se forme à l’école d’Essen en Allemagne dirigée par Pina Bausch, auprès de Dominique Mercy et de Malou Airaudo. Il débute son parcours professionnel en 2003 avec les chorégraphes Toméo Vergès, Pierre-Johan Suc et Magali Pobel (Cie Androphyne) et Laurent Falgueiras. Depuis 2012, il danse pour Ambra Senatore.

Parallèlement à son expérience d’interprète et riche d’une scolarité au contact de la pédagogie Montessori, il se plait à intervenir auprès d’enfants et adolescents, et de divers publics souvent éloignés de la culture. C’est d’ailleurs les rencontres qu’il a faites dans ces espaces d’échanges et de transmission que son envie de créer pour le jeune public s’est bâtie. En 2015, il crée la pièce Tiondeposicom qui sera accueillie consécutivement sur trois éditions du festival POUCE ! MA compagnie, créée en 2018, est hébergée à la Manufacture CDCN.

En 2018-19, en collaboration avec la Manufacture CDCN et L’échangeur – CDCN – Hauts-de-France, il crée La serpillière de Monsieur Mutt, dans le cadre de l’Accueil-Studio. Cette pièce “tout terrain” pour de jeunes enfants a été expérimentée avec plusieurs classes de maternelle. Elle a été créée dans le festival KIDANSE en mars 2019.

En 2019-20, La serpillière de Monsieur Mutt sera accueillie pour 12 représentations dans le cadre de POUCE ! 2020, à la chapelle de La Rochelle, l’Arsenal à Château d’Oléron, la M270 à Floirac et à l’Espace Simone Signoret à Cenon. Comme à son habitude, il prendra plaisir à partager des ateliers de pratique de la danse avec plusieurs classes ainsi qu’un atelier parent-enfant.

Plus de dix années se sont écoulées depuis le début de sa carrière à New York. Ce riche parcours diversifié de danseuse a influencé son expression chorégraphique, tout en permettant de donner une certaine visibilité à ses pièces et lui permettant d’apprendre le fonctionnement d’une compagnie et de ses productions. Aujourd’hui, sa compagnie est accompagnée par camin aktion (Montpellier) pour le développement, la production et la diffusion.  Wanjiru Kamuyu, née à Nairobi/Kenya, est titulaire d’un Masters of Fine Arts de l’Université de Temple (Philadelphie, USA). Installée à Paris depuis 2007, elle a débuté sa carrière à New York. En tant que danseuse, elle a notamment développé une activité riche et diverse qui a influencé sa voie chorégraphique et pédagogique.  Entre New York et Paris, en tournée internationalement, elle a travaillé avec des chorégraphes contemporains tel que Bill T. Jones, Irène Tassembedo, Robyn Orlin, Emmanuel Eggermont, Nathalie Pubellier, Stefanie Batten Bland ou encore Bartabas. Pour les comédies musicales, elle a collaboré avec Jérôme Savary (À la recherche de Joséphine) et Julie Taymor (Le Roi Lion), pour le cinéma avec le réalisateur Christian Faure (Fais danser la poussière). Plurielle et diversifiée, sa danse l’a amené à travailler avec Jean-Paul Goude.  En tant que chorégraphe, Wanjiru Kamuyu collabore avec Jérôme Savary et s’engage pour la cause des réfugiées avec des projets développés pour le New World Theatre (USA), Euroculture (projet pour 65 jeunes artistes et 11 refugies du Soudain, de Syrie, de Libye et d’Afghanistan).

Gilles Baron élabore un travail au croisement des arts. Il développe une écriture du sensible, un désir de narration entre danse, cirque et théâtre. Il met au centre de son travail le choix de ses interprètes pour évoquer ensemble les fulgurances du corps. Ces dernières créations sont toutes traversées de désir et d’intimité. Il conçoit le corps comme le lieu de l’inconscient les résonances de nos espérances et de nos peurs intimes.« Nous sommes animés par un sentiment commun : la mise en œuvre d’un corps comme matière sensible. Un corps sensitif qui sans cesse fluctue, mute, résonne, s’altère face au monde ».La danse de Gilles Baron procède avant tout d’un engagement. Elle oeuvre pour une humanité rassemblée et solidaire.
Je place au centre de mes travaux la matière de l’intime comme le pari de l’anti-paraître. J’imagine son développement dans le temps de la représentation, comme une substance diffuse et organique qui alimente l’imaginaire et provoque l’émergence du beau. Je cherche à appréhender le temps de l’intime, à lui construire un écrin pour qu’il se réalise à l’abri de la consommation immédiate de la prouesse formelle.”
Hamid Ben Mahi a fait des études au Conservatoire de Bordeaux. Lauréat d’une bourse du Ministère de la Culture et de la Communication ainsi que de la bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, il intègre l’École Supérieure de Danse de Cannes Rosella Higthower et celle d’Alvin Ailey à New-York. En 2000, il fonde la compagnie Hors Série. Ses rencontres avec des chorégraphes de renom, tels que Philipe Decouflé et Jean François Duroure, lui apportent confiance et détermination dans sa recherche chorégraphique. La Compagnie Hors Série installée depuis vingt ans à Bordeaux développe une recherche visant à mettre en question la danse hip hop en repoussant création après création les frontières de cette danse. Le chorégraphe a su se confronter à d’autres disciplines artistiques, bousculer les codes de la danse contemporaine visant à inscrire sa démarche artistique dans l’histoire de la danse.  En prenant la parole pour dénoncer la ségrégation Chronic’(s), Sekel, Faut qu’on parle!, les conditions des sans papiers en Europe La géographie du danger d’Hamid Skif, l’histoire Franco-Algérienne Beautiful Djazaîr et en proposant des chorégraphies hybrides On n’oublie pas, Apache, La Hogra, Immerstadje, mêlant le hip hop et la danse contemporaine, Hamid Ben Mahi n’a de cesse de réinterroger la danse et notre actualité.  

Hafiz Dahou :
Danseur hip hop, c’est la chorégraphe tunisienne Syhem Belkhodja qui le forme et l’initie à la danse contemporaine (Sybel Ballet Théâtre) dès 1989. Il participe ainsi à de nombreux projets, comme ceux du metteur en scène Fadhel Jaziri. En 1999, il entame des études cinématographiques à l’IMC à Tunis. En 2000, il obtient une bourse d’étude pour suivre les cours du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Durant cette période naît une étroite collaboration avec la danseuse tunisienne Aïcha M’Barek. En 2001, il crée au CNDC d’Angers le quatuor Inta Omri (tu es ma vie), hymne à la diva Oum Kalhtoum. En 2002, il crée le solo Zenzena (le cachot). En 2003-2004, il intègre la formation EX.E.R.CE Centre National Chorégraphique de Montpellier. Il danse pour Abou Lagraa (Compagnie La Baraka) dans Cutting flat en 2004 et Où transe en 2005. En 2005, Aïcha M’Barek & Hafiz Dhaou créent la compagnie Chatha. Réunissant leurs aspirations artistiques, ils créent depuis lors leurs spectacles ensemble : Kawa en 2010, Un des sens et Kharbga en 2011, Transit en 2012, Toi et Moi en 2013 puis Narcose en 2017.

Aïcha M’Barek :
Aïcha M’Barek étudie au Conservatoire de Musique et Danse de Tunis et intègre la compagnie de Syhem Belkhodja (Sybel Ballet Théâtre). Dès 1999, elle entame des études cinématographiques à l’IMC (Institut Maghrébin de Cinéma) à Tunis. En 2000, elle obtient une bourse d’étude pour suivre les cours du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. En 2001, elle crée au CNDC d’Angers le quatuor Essanaï (le créateur) puis en 2002 le solo Le Télégramme, qui puise ses sources dans L’amant de Marguerite Duras. En 2005, elle danse dans Temps de feu de la Compagnie Anouskan. En 2005, Aïcha M’Barek & Hafiz Dhaou créent la compagnie Chatha. Réunissant leurs aspirations artistiques, ils créent depuis lors leurs spectacles ensemble : Kawa en 2010, Un des sens et Kharbga en 2011, Transit en 2012, Toi et Moi en 2013 puis Narcose en 2017.

Alexander Vantournhout (Roulers, Belgique, 1989) a étudié la roue simple, l’acrobatie et le jonglage à l’ESAC (École Supérieure des Arts du Cirque, Bruxelles), et la danse contemporaine à P.A.R.T.S. (Performing Arts Research and Training Studios, Bruxelles). Depuis, il est l’auteur de plusieurs soli : Caprices (2014), une chorégraphie sur la musique de Salvatore Sciarrino, et ANECKXANDER en collaboration avec Bauke Lievens. Ce dernier est lauréat de CircusNext 2014, ainsi que du Prix Jeune Théâtre et du Prix du public à Theater Aan Zee (Ostende, 2015). Il a également été sélectionné par Aerowaves et le Theaterfestival d’Anvers (2016). Pour la création de Raphaël (2016), Alexander Vantournhout et Bauke Lievens sont artistes en résidence à Kc Nona, Malines (BE). Alexander est Ambassadeur Culturel de la Ville de Roulers (2016-2018), artiste associé à PERPLX (Marke, 2017-2019), et artiste en résidence au Vooruit, Gand (2017-2021). Une fois diplômé à P.A.R.T.S., Alexander continue à se former. Il voyage au Vermont (États-Unis) pour étudier l’improvisation et en particulier la danse contact avec Steve Paxton et Lisa Nelson. Récemment, il s’est rapproché de culture de ‘Mouvement’, et il a échangé et étudié avec Martin Kilvady, Ido Portal et Fighting Monkey (Jozef Frucek & Linda Kapetenea).

Le travail de Gaëlle Bourges témoigne d’une inclination prononcée pour les références à l’histoire de l’art, et d’un rapport critique à l’histoire des représentations : elle signe, entre autres, le triptyque Vider Vénus (une digression sur les nus féminins dans la peinture occidentale) ; A mon seul désir (sur la figure de la virginité dans la tapisserie de « La Dame à la licorne ») ; Lascaux, puis Revoir Lascaux (sa version tous publics) sur la découverte de la grotte éponyme ; Conjurer la peur, d’après la fresque du « bon et du mauvais gouvernement », peinte par Ambrogio Lorenzetti dans le palais public de Sienne ; Le bain, pièce tous publics à partir de deux scènes de bain beaucoup traitées dans la peinture (Suzanne et Diane au bain) ; et récemment Ce que tu vois, d’après la tenture de l’Apocalypse d’Angers. Elle est par ailleurs diplômée de l’université Paris 8 – mention danse ; en « Éducation somatique par le mouvement » – École de Body-Mind Centering ; et intervient sur des questions théoriques en danse de façon ponctuelle. Gaëlle Bourges est la nouvelle artiste associée de L’échangeur – CDCN Hauts-de-France à Château-Thierry. La Manufacture CDCN a accueilli à plusieurs reprises les pièces de Gaëlle Bourges : A mon seul désir, Revoir Lascaux, Conjurer la peur. Le CDCN reçoit également en 2020, Le bain, dans le cadre de POUCE ! festival de danse jeune public qu’elle initie.

En juin 2019, Gaëlle Bourges a été choisie, avec le chorégraphe belge Jan Martens, par le réseau de La danse en grande forme (constitué de 12 CDCN et CCN), pour bénéficier d’un apport en production et d’une diffusion amplifiée de sa prochaine création, OVTR (On Va Tout Rendre).

En 2020-21, vous pourrez découvrir la nouvelle création OVTR (On Va Tout Rendre) de Gaëlle Bourge dans la programmation de la Manufacture CDCN.

Compagnie créée en 2009 par Delphine Bachacou et Jean-Philippe Costes Muscat, Les Ouvreurs de Possibles portent différents projets chorégraphiques ayant tous une direction artistique et culturelle commune. La compagnie développe deux types de projets, des projets artistiques de territoire, s’inscrivant au coeur d’espaces pluriels (la ville, un quartier, un lieu de patrimoine, un parc…) et des projets pour la scène. Parce que leurs projets artistiques sont ancrés dans la notion de partenariat, Delphine Bachacou et Jean-Philippe Costes Muscat travaillent en collaboration avec des danseurs, vidéastes, musiciens et comédiens mais aussi enfants, adolescents et adultes venus de tous les horizons… qui deviendront à leur tour Ouvreurs de Possibles. Plusieurs projets artistiques sont actuellement portés par la compagnie, dans les projets artistiques de territoire on peut retrouver Entre là, Bal des ouvreurs, Haïkus chorégraphiques… Pour la scène, ont été créées La Tribologie des humains (2013) – volet 1 d’un triptyque sur le frottement,  La Tectonique des plaques (2015)  – volet 2 d’un triptyque sur le frottement, La Théorie du crocodile (2017) – volet 3 d’un triptyque sur le frottement, Les 12 boîtes du Dr Stock (2019) en partenariat avec l’Ensemble Intercontemporain, et enfin toujours en création, la pièce VOLTE – Pièce pour enfants en mal de démocratie (2021).

Nach rencontre le Krump à l’âge de 22 ans devant l’Opéra de Lyon après avoir vu Rize le film documentaire de David Lachapelle consacré à cette danse urbaine. La rue est sa première école. Elle forge ensuite sa danse au fil de rencontres, avec Heddy Maalem en 2012, qui détermine son désir de développer le Krump au contact d’autres pratiques, avec Bintou Dembélé, avec Marcel Bozonnet, avec des arts traditionnels comme le Kathakali et le flamenco. Ses références se trouvent aussi du côté de la photographie (Antoine d’Agata, Francesca Woodman…), la poésie (Sony Labou Tansi…), des arts audiovisuels, du cinéma d’essai et des musiques expérimentales. Elle crée son premier solo Cellule en décembre 2017, puis devient artiste résidente à la Villa Kujoyama à Kyoto en 2018 (juillet-décembre). Elle prépare actuellement sa prochaine à venir en octobre 2019 à L’Échangeur CDCN (Château-Thierry) et travaille sur un projet de vidéo-danse Instantané de désir.
Nach est artiste compagnonne du Centre Chorégraphique national de La Rochelle / Cie Accrorap – Direction Kader Attou. AprèElle est également soutenue par le CDCN Atelier de Paris au titre du Fonds FoRTE.

En 2019-20, dans le cadre d’une coopération entre la Manufacture CDCN avec le CCN de La Rochelle / Cie Accrorap, pour donner une visibilité accrue à une artiste, Nach est accueillie en mars par le CDCN, à la fois à la chapelle Saint Vincent de La Rochelle pour une rencontre/performance, Nulle part est un endroit, et à la manufacture de chaussures pour la représentation de sa nouvelle création Beloved Shadows. Vous pouvez également la retrouver dans la programmation du CCN de La Rochelle.

Soutien à l’émergence théâtrale et pluridisciplinaire

Ce programme a pour ambition de soutenir l’émergence et les nouvelles écritures théâtrales et pluridisciplinaires. Les artistes émergent.e.s et la jeune création sont en recherche à la fois d’espaces de travail, de moyens de production et de reconnaissance. Souvent ces équipes recourent à des modèles économiques qui relèvent de l’autoproduction. La Manufacture CDCN se fédère avec certains partenaires pour créer un écosystème plus favorable pour la production et la diffusion de certains artistes issu.e.s de son territoire d’implantation.

Les artistes soutenu.e.s cette saison par La Manufacture CDCN sont :

Il est auteur, metteur en scène et guitariste. Après des études de philosophie et de théâtre à Bordeaux, il commence son parcours artistique par la poésie et la musique. Il collabore, entre autres, avec Michel Schweizer en tant qu’assistant pour la création King (2000-2002), Régine Chopinot pour laquelle il compose et interprète en tant que guitariste Giap ThanGarage (2005-2008) et Jean-Michel Bruyère qu’il assiste sur la dramaturgie de l’opéra Une situation Huey P (2012). Newton. En 2014, il crée le premier opus d’Oratorio Vigilant Animal (OVA), combinant écriture romanesque, musique et performance avec Rebecca Chaillon. L’année suivant, il mène un projet en Serbie avec les jeunes de la ville de Niš, intitulé Ceux qui marchent – Itinérance de la jeunesse dans la ville. Résidence d’écriture in situ, réalisation d’une pièce de théâtre multimedia sur la vie d’un groupe de jeunes serbes. La création a eu lieu en septembre 2015 dans le festival Urban Fest 11en Serbie et au 33e Festival des Francophonies en France.

En 2018-19, le CDCN soutient Gianni Grégory Fornet en programmant sa création 2018, Par tes yeux, en collaboration avec l’Espace culturel du Bois Fleuri à Lormont, en partenariat avec le FAB et l’OARA.

En 2019-20, Par tes yeux est à nouveau programmée à la manufacture de chaussures.
En 2020-21 Le CDCN est coproducteur d’Oratorio vigilant animal Opus 3, 3ème volet. A voir le 23 janvier 2021 dans le cadre de Trente Trente

Elle est fondée en 2013 sous la direction artistique de Matthieu Luro. L’univers de cette jeune compagnie bordelaise est sombre et cruel, empli d’humour noir et de cynisme profond. Ils visitent de manière obsessionnelle les thématiques de notre rapport à la ville, à la société, au monde et à l’Autre.

En 2017-18, la compagnie a été soutenu par le CDCN en coproduction. Après un accueil en résidence de deux semaines, la compagnie des figures a pu bénéficier en mars 2018, de 3 représentations de Fassbinder (funérailles), sur le plateau de la manufacture de chaussures.

En 2019-20, la Manufacture CDCN s’engage auprès de ces jeunes artistes et les soutient à travers une résidence de recherche autour de leur future création, Jeanne et Gilles (titre provisoire). Le CDCN invite une chorégraphe dont le nom sera bientôt divulgué… à travailler avec eux sur le rapport esthétique entre une période historique datée, la réalité dans laquelle nous vivons, et les jeux de pouvoir qui s’y recomposent

En 2020-21 La Manufacture  poursuit son soutien en coproduction sur la pièce Jeanne et Gilles, qui sera créée en 2021-22.

Artistes et compagnies en résidence saison 20-21

La question de l’espace est primordiale pour la création chorégraphique et avec des conditions d’accueil minimales (hauteur, ouverture, profondeur, qualité de plancher, etc.). C’est pourquoi les compagnies qui partagent un projet avec le CDCN peuvent bénéficier d’espaces de travail. Durant cette saison, ces résidences se dérouleront à la Manufacture, à la chapelle Saint-Vincent à La Rochelle et à la manufacture de chaussures à Bordeaux.

VOLTE, Pièce pour enfants en mal de démocratie (danse)

En partenariat avec le CCN de Biarritz
> Présentation pro le 10 sept. à La Manufacture CDCN – Bordeaux

>A voir le 2 fév. A Bruges dans le cadre du festival POUCE

Jeanne et Gilles (théâtre)

Avec le regard extérieur de Carlotta Sagna

> Présentations professionnelles le 10 septembre et le 22 février

Coproduction La Manufacture CDCN

An immigrant’s story (danse)

>Diffusion le 16 oct. A la manufacture

Coproduction La Manufacture CDCN

Avec le soutien en production de la Ville de Bordeaux

Sunny Boom épisode 2 (danse)

> Présentation publique le 21 oct. à 18h30 à la Manufacture

Avec le soutien en production de la Ville de Bègles et de La cité Cirque – CRÉAC de Bègles

En coréalisation avec l’OARA

Chronic’s 2 (danse)

Diffusion les 12-13-14 novembre 2020

Coproduction La Manufacture CDCN

Oratorio vigilant animal – Opus 3 (théâtre)

Sortie professionnelle le  27 nov. à 15h30

Diffusion le samedi 23 janvier

Coproduction la Manufacture CDCN

La Traversée (danse)

Regard extérieur Cie Auguste Bienvenu

Soutien de l’Institut français dans le cadre du dispositif Visas pour la création

Premier regard le jeudi 3 décembre 2020 à 18h30

A la Chapelle Saint-Vincent

22 ACTIONS faire poème

Diffusion les 14 et 15 janvier à la Manufacture CDCN – manufacture de chaussures

Coproduction La Manufacture  CDCN

Soirée d’études (danse)

Premier regard le lundi 1er février 2021

A la chapelle Saint-Vincent (La Rochelle)

Coproduction La Manufacture CDCN

Laboratoire de recherche (danse)

A La Chapelle Saint-Vincent

Rencontre le vendredi 25 mars à 18h30

Coproduction La Manufacture CDCN

Hum – 1  titre provisoire (danse)

Résidence ce recherche

Avec Flora Detraz – regard extérieur

Premier regard le 30 avril à 18h30

Coproduction La Manufacture CDCN

Hymne (musique et voix)

Présentation professionnelle le 7 mai 2021

Dans le cadre de la saison Hors les Murs du Glob Théâtre